MicroMacroMashup

Un spectacle à la croisée du concert, du talk-show et de l’expérience sociologique in-vivo. MicroMacroMashup fait intervenir un groupe de musiciens, La Générale d’Expérimentation, collectif associé à Why Note, un journaliste, Martial Ratel,rédacteur en chef de Radio Dijon Campus, un expert… et le public, sollicité tout au long de la performance.

Les Musiciens de la Générale d’Expérimentation 

     Pour ce projet la Générale d’Expérimentation a réuni un groupe de trois à six musiciens issus de l’improvisation mais aguerri à l’interprétation du répertoire expérimental, se plaçant à la fois dans l’héritage de John Cage et de la New York School (la performance, le hasard, le silence, le temps, l’espace…) et celui de l’improvisation libre d’AMM ou Musica Elettronica Viva (les instruments détournés, l’électronique lo-fi…).

Partitions-textes notations graphiques : le défi du jouer ensemble

    Dans MicroMacroMashup, les musiciens de la Générale d’Expérimentation se confrontent à un répertoire atypique : des partitions-texte ou protocolaires, des partitions graphiques ou photographiques, des œuvres ouvertes, nous plaçant dans l’héritage de John Cage ou de la musique dite minimaliste. Ces pièces ont souvent un matériel réduit au départ : un texte, un dessin, parfois quelques notes, invitant à jouer avec des combinaisons et des variations des paramètres sonores. Les règles du jeu sont a priori simples, mais les implications artistiques sont complexes.

     Elles imposent aux interprètes de se poser une multitude de questions : comment est-ce qu’on joue cette musique ensemble ? Combien de temps on la joue ?  Quelle est la marge de manœuvre pour les interprètes vis-à-vis des demandes du compositeur ? Qu’est ce que faire un œuvre de manière collective ? Etc, etc. A chaque partition ses débats entre musiciens, ses atermoiements, ses revirements, ses partis-pris, et au final ses décisions collectives.

Une performance où tout le monde à son rôle à jouer

     Le spectateur est invité à faire ses retours aux musiciens, il peut même intervenir dans le processus musical, soit par une prise de parole, soit par des systèmes de vote à main levée. Il donne son sentiment, il manifeste ses émotions, il échange avec les autres spectateurs sur ses sensations.

     Cette relation entre les musiciens et le public est facilitée par un médiateur. Au sens propre puisqu’il est journaliste. Il est là pour créer et entretenir le contact entre les musiciens et le public. Il animera cette rencontre, il lui donnera son rythme.

     Enfin, dans le public est présent un ou plusieurs experts, spécialement invités par le lieu d’accueil du spectacle.

     L’expert est une figure majeure de notre temps, indispensable pour légitimer, hiérarchiser, énoncer les valeurs, Ça pourra être un musicologue, mais pourquoi pas un sociologue, un psychologue social, un éducateur sportif, un linguiste, un DRH, un responsable politique ou syndical, un prof de yoga.

     Le lieu d’accueil du spectacle, et son équipe, est donc un partenaire essentiel pour la construction de ce projet : en fonction du contexte, et d’un angle à choisir ensemble (politique, artistique, sociétal… nous pouvons choisir le programme ensemble, inviter un expert local

Des musiciens, un journaliste, des experts, une cinquantaine de spectateurs (ou plus) : une assemblée pour une expérience artistique, médiatique et sociale originale. Bien sûr, tout ça ne sera possible qu’avec deux ingrédients indispensables : une bonne dose d’humour et une bienveillance partagée.

Quelques œuvres au répertoire de MicroMacroMashup

  • Right Durations, de Karlheinz Stockhausen
  • Superstition’s Willing Victim, de Joseph Kudirka
  • A Few Silence, de Douglas Barrett
  • Chain II, de Tom Johnson
  • Having Never Written a Note for Percussion, de James Tenney
  • Swell Pieces, de James Tenney
  • Série des Things to Do, de James Saunders